Depuis plusieurs années, les taux de natalité en Belgique chutent années après années. Mais en 2024, le plat pays a enregistré un nombre de naissances que certains qualifient d’alarmant. Sur base des statistiques récentes, nous allons nous focaliser sur les causes et conséquences de cette chute libre.

 

La Belgique ne subit pas encore les terribles préjudices causés par une guerre sur son territoire. Mais pour les taux de natalité, c’est tout comme. En effet, avec environ 108 000 naissances, la Belgique connaît son taux le plus faible depuis… 1942 et la 2nd Guerre Mondiale. S’ils peuvent paraître déroutants, ces chiffres recueillis par Statbel n’ont pas pour effet de précipiter les futurs parents, avec un âge moyen qui se situe aux alentours des 31 ans en Belgique. Sur la carte ci-dessous, on peut ainsi se rendre compte que le Brabant Wallon (32,8) et le Hainaut (30,6) sont les deux extrêmes de cette moyenne. Cette moyenne est également de mise du côté de nos voisins français, où selon l’INSEE, les femmes avaient 31 ans en moyenne lors de la naissance de l’enfant.

Si l’on outrepasse le fait que l’âge moyen des mères ne cesse d’augmenter (en Europe, c’est une tendance qui persiste depuis 10 ans), on se rend compte que le taux de naissance chute depuis 1965, avec un léger rebond en 2010. Si cette chute est propre à l’ensemble du pays, certaines régions sont plus touchées que d’autres. En effet, toujours selon Statbel, la baisse est beaucoup significative en Wallonie (-3,9 %) qu’en région de Bruxelles-Capitale (-1,1 %) et en Flandre (-0,9 %).

Quelles conséquences pour le pays ?

Toutes ces données en baisse posent donc question. Quel en sera l’impact sur la Belgique ? À l’échelle de la Fédération Wallonie-Bruxelles, le journal RTL info pointe une première conséquence : la baisse drastique d’élèves scolarisés. En effet, la FWB vient d’enregistrer une perte de 30.000 élèves sur les dix dernières années. Et cela impacte en grande partie l’emploi dans le secteur, avec des professeurs et des enseignants non renouvelés voire licenciés, fautes d’écoliers : « Il y a de moins en moins d’élèves et il faut donc réorganiser les classes, soit de manière horizontale ou verticale en rassemblant une première et une deuxième année par exemple » expose Philipe Vanesche, directeur de l’école Joli-Bois à Woluwe-Saint-Pierre, au micro du média.

Mais dans toutes ces informations pessimistes, certains y voient néanmoins de quoi souffler. Car dans la région bruxelloise, un grand nombre d’écoles maternelles et primaires étaient justement pleines à craquer, avec un trop grand nombre d’enfants. Cette baisse va donc leur permettre d’entrevoir un retour à la normale. Une véritable bouffée d’air pour Antoine de Borman, directeur général de perspective.brussels, qui s’adresse à RTL : « Il y a une série d’écoles qui peuvent un peu revenir à la normale, avoir un peu une détente sur ce marché scolaire là où il y a eu des fortes tensions ces dernières années » Cette déclaration vient donc contraster cette apparente négativité qui entoure ce sujet. La preuve en est qu’il faut donc prendre en compte toutes les perspectives pour pouvoir tirer des conclusions d’un événement qui va continuer à fluctuer lors des prochaines décennies.